samedi 17 décembre 2011

Le porteur de lumière tome 1 : Le prisme noir de Brent Weeks

Couverture Le Porteur de lumière, tome 1 : Le Prisme noir


Résumé éditeur : 
Plus la lumière est vive, plus l’ombre est profonde.

Gavin Guile est le Prisme, l’homme le plus puissant du monde. Empereur et magicien, il est le gardien d’une paix bien fragile.
Et d’un terrible secret.
Les Prismes ne vivent jamais vieux, et Gavin sait exactement combien de temps il lui reste : cinq ans… et cinq missions impossibles à accomplir.



Mon avis : 


Wouh ! Énorme ! Après ma déconvenue avec la saga Fils des brumes de Brandon Sanderson, j'avoue avoir eu un peu peur de me lancer dans cette saga fantasy à l'univers plutôt complexe, mais mes craintes étaient complètement infondées. Et je suis contente de me dire que je me suis trompée en me disant il y a quelques semaines : "la fantasy n'est certainement pas pour moi".


 Ce livre m'a plu dès le début. Contrairement à ce que j'ai pu lire chez d'autres blogueurs, le début ne m'a pas paru nébuleux et je suis tout de suite rentrée dedans. Brent Weeks nous emmène dans un monde où la magie consiste à transformer les couleurs en matières (action qu'on appelle "créer"), qui ont chacune leur propriétés et permettent de créer toutes choses bien utiles (une échelle, une boule de feu, un "bateau"...et plein d'autres choses ! ). Mais attention, tout le monde ne peut pas créer. Et parmi ceux qui le peuvent, ils créent généralement une, deux, ou exceptionnellement trois couleurs. Sauf le prisme, Gavin, qui les contrôle toutes. 


 Les personnages de ce roman sont une vraie réussite, Gavin en tête. Présenté d'abord comme un homme très charismatique, sûr de lui et apparemment irrésistible, on apprend à le découvrir au cours du roman et on reste bouche bée à chaque découverte faite sur son passé bien sombre. On ne sait pas comment se positionner par rapport à lui (faut-il l'aimer ou non ?), et j'ai trouvé ça très fort de la part de l'auteur. Les autres personnages ne sont pas en reste : Karris, Kip, Liv, et les autres, chacun possède un caractère bien à lui, mais  tous nous surprennent à un moment ou à un autre.


 Ces personnages aux caractères bien trempés ont apporté quelque chose auquel je ne m'attendais pas dans un livre de fantasy : des dialogues savoureux. C'est peut-être anecdotique au vu de tout ce qui passe dans le roman, mais c'est un des éléments pour lesquels j'ai de suite adoré le roman. Certains possèdent vraiment une sacrée répartie ! 


 Et enfin, certainement le point le plus évident et le plus attendu dans un tel roman : l'action, l'action, l'action ! Ça pulse, dès le départ et ça va crescendo au fil du roman. Le dernier tiers se dévore en un rien de temps. D'autant qu'on découvre peu avant le milieu le véritable objet du roman, ce qui relance complètement l'intérêt pour l'histoire que j'appréciais pourtant déjà beaucoup au début. Brent Weeks a construit des chapitres courts (chose que j'ai plutôt vue dans les thrillers que dans la fantasy), dans lesquels il fait évoluer les personnages parfois chacun de leur côté en les laissant à la fin dans des situations impossibles. Bref, tout est fait pour qu'on lise chapitre sur chapitre, et c'est diablement efficace.


 En résumé, c'est un grand coup de coeur pour moi. Je renoue avec la fantasy ! Je me rends compte que ma chronique n'est pas très nuancée car je la fais complètement à chaud, et là maintenant je n'ai pas de point négatif à évoquer. Mais vraiment, Brent weeks nous livre ici un très grand début de saga, à l'univers original, travaillé mais je trouve accessible , des personnages charismatiques mais nuancés, et surtout de l'action qui ne s’essouffle jamais. Le deuxième opus n'est certainement pas pour tout de suite, mais je vais me consoler en lisant la trilogie de L'ange de la nuit en attendant.


Je remercie chaleureusement Livraddict et les éditions Bragelonne pour ce partenariat.


Cette lecture a été faite dans le cadre d'une lecture commune (pour laquelle je n'ai que 7 jours de retard). Voici les avis des autres participants : 
BlackWolf VepugBelledenuitlebbmony basset  Agnah Dup,



dimanche 11 décembre 2011

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

Couverture Demain j'arrête !

Quatrième de couverture : 
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?


Mon avis :

 Une couverture attrayante, un résumé alléchant, et un contenu tout aussi joyeux ! C'est ainsi que je pourrais résumer Demain j'arrête ! qui m'a fait  vraiment passer  un excellent moment.


 Ce roman relate un épisode de la vie de Julie, qui a l'art de se mettre dans la panade plus régulièrement que la moyenne. Ca peut énerver par moments (je veux dire, ça m'a énervée par moments, au départ ) mais le sourire finit toujours par reprendre le dessus.


 Le noeud de l'intrigue réside en l'arrivée de ce mystérieux voisin, Ricardo Patatras (oui oui). Il met Julie en émoi-c'est rien de le dire- et elle retombe littéralement en adolescence. Franchement, ça donne des scènes grandioses et cocasses, comme lorsqu'elle essaye d'apercevoir son courrier par le trou de sa boîte aux lettres...ou quand elle embauche sa copine pour aller le suivre lors de son jogging...A chaque nouvelle idée de Julie, c'est un sourire (voir un rire parfois) assuré pour le lecteur ! 


 Mais cette romance n'est pas le seul sujet de l'histoire. On y suit également le groupe d'amis haut en couleurs de Julie, le tournant inattendu que prend sa vie professionnelle, et les diverses rencontres qu'elle fait dans quartier, dont une qui m'a beaucoup touchée : Mme Roudan. Julie et elle ont développé une relation pleine de tendresse, la bienvenue dans cette comédie.


En bref, si vous voulez offrir quelques heures de plaisir (livresque...) à une (ou "un", ça marche aussi) amie Demain j'arrête ! est une excellent idée de cadeau. Passez outre le côté tête brûlée-immature-mais-tellement-touchant de Julie, et contentez-vous de vous laisser transporter par ses idées farfelues. Et, tant pis si ça fait cliché mais je le dis : dans ce roman on navigue entre rires et émotions. Alors, cliché, hein ? Mais vrai ! :)


Je remercie Gilles Legardinier pour ce très bon moment, et de m'avoir envoyé ce livre et espère qu'il me pardonnera d'avoir publié cette chronique si tardivement. Je n'ai pas une vie aussi mouvementée que Julie, mais pas loin !