
Résumé éditeur :
Une grossesse qui tourne mal conjuguée à l'arrivée tonitruante d'une émissaire du Diable à Sétiladom : il n'en faut pas plus pour convaincre la Sainte Inquisition d'intervenir. Et si le Grand Inquisiteur est convaincu du bien-fondé de sa cause, il est également mû par d'autres motivations plus sombres.
Héritiers de l'histoire de la Cité Ocre, mais surtout de la sagesse d'Ambroise de Liemmos, l'alchimiste Yorel, le guerrier Dungal et leur protégée de toujours, Sixéla, vont tout mettre en oeuvre pour découvrir ce qui se cache derrière ces manifestations démoniaques.
Mon avis :
En tout premier lieu, une très belle mention pour l'objet livre en lui-même qui est vraiment très très beau. La couverture est magnifique, le format (comment dit-on ? semi-poche ?) mèle les avantages du grand format à ceux du poche, j'adore !
J'ai voulu lire ce livre en grande partie pour le contexte médiéval, parce que toutes ces histoires d'inquisition, de chasse au Malin, de question et de bûcher m'intéressent, voire me fascinent. Et j'ai été servie ! Tous ces éléments y sont présent et très bien détaillés, de l'inquisiteur tout puissant à la demoiselle brûlée au bûcher car soupçonnée d'être possédée par le démon en passant par l'alchimiste cartésien sceptique face à la toute puissance l'Eglise sur les population-vraiment on s'y croirait !
Attention, on ne se trouve pas dans le monde réel, mais il y ressemble fortement. D'ailleurs la religion dont il est est question ressemble en tout point au catholicisme (on nous présente même un conclave pour l'élection d'un nouveau pape) mais, si ma mémoire est bonne il n'y est jamais question de la bible ou de Jésus par exemple. Il s'agit donc je pense d'une autre religion, qui n'est pas nommée ce qui m'a momentanément perturbée d'ailleurs.
Cependant, si le contexte m'a plu et su rendre ma lecture agréable, l'histoire quant à elle ne m'a pas agrippée autant que je le pensais. Et avec le recul je pense que cela est du au fait que je ne me souciais pas vraiment du sort des personnages, que j'avais pourtant apprécié découvrir. Nous suivons dans ce roman Yorel, Dungal et Sixéla qui partent en quête des origines et si possible d'un remède pour faire face au mal qui ronge leur contrée sous la forme d'une maladie grave et contagieuse. Car, contrairement aux religieux, eux ne croient pas à une intervention en force du Malin ! Leurs aventures ne m'ont pas spécialement passionnée, et d'ailleurs je n'ai été surprise ni par leur découvertes ni par leur façon d'aboutir à leur fin.
Par contre, en marge de cette histoire principale l'auteur développe deux autres intrigues qui elles m'ont largement plus convaincue. D'abord les mémoires d'un "veux sage" (il est présenté comme ça en tout cas) qui relate un épisode de son enfance, pendant lequel il enquête, à sa mesure, sur une série de mort étrange au sein de son pensionnat. Et en deuxième le conclave, où on suit des cardinaux dont le sens moral est discutable pour des hommes de leur position. Ces deux histoire secondaires m'ont parue bien plus passionnantes, car elles comprenaient une part d'inattendu, d'attachant, de "piquant" que je n'ai pas retrouvée dans l'intrigue principale !
En résumé, un roman semi-fantasy (un monde qui n'existe pas mais qui ressemble en tout point au notre ! ) qui m'a plu pour le contexte médiéval très bien décrit et grâce à des intrigue secondaires très intéressantes. Ces aspects ont su rattraper mon manque d'intérêt pour l'intrigue principale, cette sorte de quête de la justice, en ce monde où l'inquisition religieuse est toute puissante, livrée par des personnages auxquels je ne me suis pas attaché. Malrgré tout, je suis prête à retrouver l'écriture très agréable de l'auteur dans un autre de ces romans, dont l'intrigue saura peut-être me faire davantage vibrer !
Retrouvez en Novembre 2011 Le mois de Ludovic Rosmorduc sur Bookenstock. Vous pourrez poser toutes vos question à l'auteur, que vous ayez lu ses livres ou non, ces échanges sont toujours passionants ! Rendez-vous en novembre !

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