lundi 26 septembre 2011

Divergent de Veronica Roth



Résumé de l'éditeur : 
Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Erudits. Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.


Mon avis : 

Avec ce livre, j’attendais un digne successeur de Hunger Games. Un livre époustouflant, alliant adrénaline et réflexion de façon aussi magistrale que la trilogie de Suzanne Collins. Mais voilà, ce n’est pas arrivé pour moi et ça m’apprendra à avoir des attentes trop hautes, et surtout à rechercher à tout prix la comparaison !

A priori, le monde imaginé par Veronica Roth me paraissait très solide pourtant : la société est divisée en cinq factions, chacune combattant le défaut qui, selon elle, a mené l‘humanité à sa perte à travers guerres, meurtres, et autres réjouissances. Ainsi, les Altruistes combattent l’égoïsme ; Les Audacieux la lâcheté ; Les Érudits l’ignorance ; Les Sincères le mensonge ; et Les Fraternels l’agressivité.

Partir à la découverte de ce système hallucinant de factions m‘a vraiment fascinée. Comme on peut s‘en douter, tout a bien dérivé du but original qui était d‘améliorer l‘humanité. Ainsi, on voit un monde dans lequel les Altruistes ne doivent pas se regarder dans un miroir car c’est narcissique, ou les Audacieux doivent sauter d’un train en marche pour sentir ce qu’est le courage. Ca m’a fascinée, parce que tout ça est absurde, que rechercher le danger à tout prix comme le font les Audacieux n’est pas du courage mais de la bêtise, qu’oublier sa propre existence au profit de celle des autres n’est pas de l’altruisme mais une absence d’estime de soi !

Alors je m’attendais à ce que l’intrigue porte, sinon sur un « combat » contre ce drôle de système, au moins sur une remise en cause de la drôle de mascarade que sont devenues les factions. Cependant, le récit a pris une toute autre direction, où il est question de Divergence (je sais, on s’en serait douté !), et tout simplement du chemin à parcourir pour faire définitivement partie d’une faction. Et pourquoi pas après tout, car  à partir du moment où l’histoire commence à s’emballer, le livre est devenu pour très difficile à lâcher. Pas impossible, juste difficile.

Oui, ce livre a vraiment été un excellent divertissement pour moi, mais ça s’arrête là. Ce qui est moins que ce que j’attendais, car le genre de la dystopie devrait pousser à un minimum de réflexion comme le fait encore une fois superbement Hunger Games ! Hors ici, j’ai trouvé un certain manque de subtilité dans la prise de pouvoir sur les populations notamment, ou dans la façon dont certains défient ce pouvoir. Notamment, je n’ai rien trouvé qui fasse penser à notre monde actuel à nous, qui me fasse réfléchir à ce qui ne va pas maintenant, ici.

Un dernier mot sur le personnage principal, Tris. On suit tout son parcours, à partir de son choix de faction (elle a grandi chez les Altruistes, mais elle a le droit d’en changer, en théorie) jusqu’à ce qu’elle découvre que bien sûr, tout le monde ne lui veut pas que du bien. J’ai eu un peu de mal au début avec elle, car je n’étais d’accord avec aucun de ses choix. Et je la trouvais un peu longue à la détente, dans le domaine sentimental notamment. Néanmoins elle finit par prouver qu’elle a vraiment des « tripes », et que ce n’estt pas simplement une tête brulée impulsive et irréfléchie.

En bref, une très très bonne lecture pour moi, mais pas la claque que j’attendais. Si ja’vais pu me donner un conseil avant ma lecture, je me serais dit : « Attends-toi à une excellente lecture détente et divertissement, saupoudrée d’une bonne dose d’adrénaline. Rien de plus. » Une jolie mention pour le système incroyable des factions, qui vaut vraiment le détour. Et puis, ça m’apprendra à m’attendre à un « digne successeur des Hunger Games » ; chaque livre est unique, il ne faut pas le comparer à d’autres avant de l’avoir lu ! On ne m’y reprendra plus ! … (Hein, quoi, L’atlas d’Emeraude est le nouveau Harry Potter ?!? Mais il faut absolument que je le lise !! )

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Nathan pour ce partenariat.



4 commentaires:

Ptitetrolle a dit…

Tout comme toi j'ai beaucoup aimé Divergent, mais Hunger Games reste au panthéon des dystopies pour le moment :)

Malouuh/Lamalal' a dit…

Oui, je pense aussi que Hunger Games est indétrônable ! Il va falloir que je m'en rappelle quand j'entamerai mes prochaines dystopies. :)

Cajou a dit…

J'ai bcp aimé lire ton billet et ainsi comparer mon ressenti au tien. J'ai bcp aimé ce livre (même si pas de coup de coeur) et ma chance... c'est que je n'ai pas encore lu les HG qui attendent dans ma PAL... et ton billet me remplit de joie à l'idée que je devrais rencontrer une lecture au moins aussi plaisante que celle de "Divergent" =D

Au plaisir de te lire ^^

Cajou

Malouuh/Lamalal' a dit…

Merci Cajou. :) Oui, si tu as aimé Divergent, Hunger Games a de bonnes chances de te plaire au moins autant !!
Et j'aurais aimé lire Divergent avant Hunger Games...d'ailleurs, j'aimerais ne pas avoir encore lu Hunger Games, pour pouvoir encore le découvrir !